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  • Laurence Durand

Domination humaine : Instinct ou Valeur Sociale éduquée ?

Entre le sentiment d’impuissance et le désir de toute puissance, apprendre à contacter sa propre Puissance...


Une grande partie des maux de l'humanité vient de nos comportements de domination.

Mais est-ce un instinct naturel ? Un comportement inné ? Ou est-ce un comportement acquis ? Et, dans ce cas, serait-il possible de l'éduquer ?


L'homme veut tout dominer :

Les animaux, la nature, les autres hommes et y compris lui-même lorsque, par exemple, il se confronte à ses limites physiques, énergétiques, et qu’il les nie sous prétexte de les dépasser. On voit aujourd’hui où cela mène avec cette « épidémie » de Burn-out.


La domination physique est interdite. Il est interdit de frapper, de violenter physiquement dans notre société. En revanche, il est autorisé, sinon encouragé, de dominer son prochain d'autres manières : sportivement, financièrement, matériellement ou hiérarchiquement. Cela commence d’ailleurs dès l’école primaire où nous sommes invités non pas à donner le meilleur de nous-même, mais à être meilleurs que les autres. Il s’agirait donc d’un conditionnement lié à un système de valeurs sociales.


Si on regarde le comportement entre Nations, il n'est également que question de domination : domination sportive, économique, ou militaire, l'enjeu est toujours d'être plus fort que l'autre.

Être plus fort, plus puissant. C'est moi qui ai les plus gros biscotos. Quand on regarde bien, les grands enjeux mondiaux sont hélas dirigés par un esprit de maternelle !


Mais pour Quoi ?

Pourquoi avons-nous basculé dans ce désir de toute puissance ? Car tout comportement de domination a pour objectif de se sentir puissant – voire tout puissant.

La Logique Émotionnelle nous explique comment, à partir d’événements passés, vécus et mémorisés comme douloureux, notre cerveau cognitif, celui qui anticipe et prévoit l’avenir, met en place tout un tas de stratégies d’évitement ou de lutte pour assurer en permanence notre sécurité et notre place, d’abord au sein de la famille, puis de la société. Mais ces stratégies d’anticipation ont un coût : celui d’entretenir la peur au lieu de la dépasser.


Ainsi donc, dans ce désir de préserver et de garantir en permanence notre sécurité et notre toute puissance, nous aurions pris l’habitude d’avoir des comportements dominants dans le but d’éviter ce si désagréable ressenti d’impuissance ? Sauf que, non seulement la stratégie n’empêche pas d’éprouver dans certaines circonstances notre impuissance mais qu’en plus elle en entretient la peur.


D’où vient ce sentiment d’impuissance ?

Qui ne s’est pas senti une seule fois dans sa vie impuissant et vulnérable ? C’est le lot commun de tout être vivant, car qui dit vivant dit dépendant des autres et des aléas de la vie et dit mortel.

Et l’être humain a cette double particularité d’être à la fois le mammifère qui reste le plus longtemps dépendant de sa mère ou d’un autre adulte pour survivre… donc impuissant à assurer sa propre survie pendant de très longues années, et en même temps conscient très tôt de sa finalité mortelle.


Est-ce cette mémoire de notre impuissance à assurer notre survie dans les toutes premières années de notre vie qui nous pousse à nourrir, dans le présent, notre besoin de sécurité et dans l’anticipation de l’avenir le désir d’avoir toujours plus de puissance pour assurer notre survie et notre place ?

D’autant plus si, dans cet état de vulnérabilité, nous n’avons pas été suffisamment choyés et protégés.


A quel prix ?

Au prix de la destruction de la Nature ?

Au prix de conflits permanents entre peuples, entre Nations, ou tout simplement entre voisins, entre collègues, entre membres d’une même famille ?


Un Système Nerveux hyper efficace au présent

Henri Laborit était persuadé que seule la connaissance de notre Système Nerveux et de notre Fonctionnement Émotionnel sauverait l’humanité de cette violence permanente et de ce désastre relationnel.

Car en réalité, notre Système Nerveux est équipé pour répondre à toute situation de stress ou de danger dans le présent, en amenant ce petit plus de vie qui permet de répondre dans l’urgence à la situation du moment et de revenir à l’équilibre intérieur.

Ce petit plus de vie est à la fois chimique, électrique, hormonal (l’adrénaline est l’hormone des situations d’urgence). Tout un métabolisme à notre service qui nous permet, en une fraction de seconde, de nous adapter physiquement pour éviter le danger.


Découvrir sa propre puissance

On a tendance à vouloir anticiper avec la partie la plus récente de notre cerveau, celle qui pense, alors que la partie la plus primitive, celle qu’on appelle « le cerveau reptilien » est équipée pour répondre dans l’urgence aux situations dangereuses ou menaçantes pour préserver notre vie. Découvrir cela, c’est découvrir sa propre puissance.


Le savoir comme source d’espoir

Alors, à quand l’étude du Système Nerveux et Émotionnel à l’école maternelle et primaire ? Parce que c’est là que tout commence. N’est-ce pas à cet endroit que l’on démarre l’apprentissage de la socialisation ?

Et une socialisation réussie passe, à mon humble avis, par une bonne connaissance du fonctionnement de soi, humain, dont la nature est à la fois physique, physiologique, psychique, le tout baigné dans un environnement familial et social.


Soyons ambitieux - Nous méritons d’être heureux !


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